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carvelo2go

Un fervent défenseur de carvelo2go

John Botzen, «délégué vélo-cargo» du restaurant Libelle à Lucerne. Photo: John Patrick Walder.
John Botzen, «délégué vélo-cargo» du restaurant Libelle à Lucerne. Photo: John Patrick Walder.

Porte-charge, sauveteur de l’équipe du soir, taxi pour chien: le restaurant lucernois Libelle ne peut plus se passer de «son» vélo-cargo électrique. Ce succès, c’est aussi à John Botzen, 58 ans, «délégué vélo-cargo» extrêmement engagé du restaurant, qu’il le doit.

Le paisible quartier du Maihof, au nord de la ville de Lucerne, est très apprécié des jeunes familles. Le moyen de locomotion qui domine ici, c’est le vélo. Du vieux biclou tout rouillé au vélo électrique dernier cri monté avec une remorque pour enfants: on voit de tout dans les rues du quartier.

Même un carvelo. Garé devant le restaurant Libelle, directement dans la grand-rue, il attire les regards des jeunes pères et mères de famille. «Les familles du quartier s’intéressent beaucoup à ce véhicule un peu spécial», constate John Botzen, responsable du service au Libelle, et désigné «délégué vélo-cargo» du restaurant comme il l’explique en rigolant. «Pendant les vacances, de nombreuses familles viennent emprunter le vélo pour partir en excursion. La plupart sont enthousiastes, bien qu’il faille un peu de pratique au début pour maîtriser la conduite quelque peu fantasque du bolide.»

Un site sur 140

S’il est possible de trouver ce vélo ici, c’est grâce à carvelo2go, une plateforme de partage de vélo-cargos électriques mise en place par l’Académie de la mobilité du TCS et le fonds de soutien Engagement Migros. Disponible dans 21 villes et communes de Suisse, l’offre fonctionne grâce à des «hôtes», magasins de quartier, cafés, pharmacies ou bureaux de poste, qui se proposent d’héberger les vélo-cargos. La clé du deux-roues, qui peut être loué via l’appli du même nom, peut être récupérée auprès de l’hôte concerné, lequel se charge également de veiller à ce que la batterie soit chargée et les pneus suffisamment gonflés. 153 vélo-cargos peuvent ainsi déjà être loués à 140 endroits en Suisse.

Véhicule très prisé: le carvelo du restaurant Libelle à Lucerne est très apprécié par l’hôte, les locataires et les «charges» transportées. Photo: John Patrick Walder.

Véhicule très prisé: le carvelo du restaurant Libelle à Lucerne est très apprécié par l’hôte, les locataires et les «charges» transportées. Photo: John Patrick Walder.

Les carvelos ne sont pas seulement appréciés des locataires. S’il n’est pas réservé, le vélo-cargo peut être utilisé par l’hôte pour ses propres besoins. «Nous proposons un service de traiteur. Avant, nous faisions les livraisons en voiture. Maintenant, nous utilisons le vélo-cargo», se réjouit John Botzen. «Si nous avons une petite course à faire en ville, nous prenons le carvelo, et nos collaborateurs aiment aussi l’utiliser pour profiter au maximum de leur heure de repos ou pour rentrer chez eux tard le soir.» Lui-même est de loin l’utilisateur le plus fervent du vélo-cargo. Souvent accompagné de son chien, lui aussi friand de folles chevauchées à travers la ville.
 

Double impact

Lorsqu’un locataire, ou un hôte, passe au vélo-cargo pour effectuer les trajets qu’il faisait auparavant en voiture, l’offre porte plusieurs fruits. «carvelo2go a intelligemment intégré ce levier dans son offre», reconnaît Alexandra Müller-Crepon d’Engagement Migros, «cela permet de multiplier le nombre de personnes qui utilisent régulièrement un vélo-cargo.» Or carvelo2go ne contribue pas seulement à réduire le trafic automobile, il permet également à ses utilisateurs de faire quelque chose pour leur santé en pédalant.

Un hôte convaincant: John Botzen partage son enthousiasme pour le carvelo. Photo: John Patrick Walder.
Un hôte convaincant: John Botzen partage son enthousiasme pour le carvelo. Photo: John Patrick Walder.

Hôte convaincant

John Botzen du Libelle est convaincu que l’hôte doit faire preuve d’initiative pour faire encore davantage connaître cette offre et contribuer à son succès. «Quand je vois un passant s’arrêter pour regarder le vélo-cargo, j’attrape tout de suite un flyer et je cherche le dialogue. Il suffit souvent que les gens apprennent que l’utilisation du vélo ne coûte que quelques francs pour qu’ils se montrent très intéressés.» 

L’enthousiasme de John Botzen pour le carvelo lui a joué un tour une seule fois: un jour, en amenant un parasol au stand que sa femme tient au marché aux puces, il transperce le feux-arrière d’un trolleybus des transports urbains de Lucerne. «J’avais fixé le parasol le long du vélo, comme un cavalier du Moyen-Âge avec sa lance», rigole-t-il. «Heureusement, le chauffeur a été très sympa et compréhensif.»

«Le carvelo rapproche les gens.»

L’exemple du Libelle montre qu’un carvelo a un effet positif à plein d’égards, tant sur l’hôte que sur les utilisateurs: il permet d’améliorer la mobilité et de réduire la pollution dans le quartier, tout en contribuant à rester en forme et flexible. «Et il rapproche les gens», ajoute John Botzen en prenant congé pour la soirée au guidon de son nouveau compagnon de route, son chien bien installé à l’avant.